Utilisée depuis des temps immémoriaux, la feuille de palme, plus résistante que le papier sous les climats humides et chauds de l’Asie du sud-est, est utilisée par les moines pour graver les enseignements du Bouddha. Une longue et précise préparation permet d’obtenir des feuillets de cinq ou six centimètres de large sur près de cinquante centimètres de longueur. Plus de deux milles espèces de palmiers peuvent être utilisés pour fabriquer ces feuillets.
Les copistes gravent sur les deux faces des feuilles les litanies du Bouddha. Cette pratique disparaît avec l’imprimerie sur papier.
Cette après-midi, nous écoutons un moine réciter ces écritures sur les bords du Mékong sur l’île de Don Khone dans la pagode Wat Khon Tai.

Quelque part dans le sud du Laos, accueillis dans une pagode en bois, nous sommes plongés dans le sommeil quand résonnent le tambour et le gong vers trois heures du matin.
Dans le petit village de Hat Xai Khun près du Mékong, les fidèles du temple déambulent dans les rues pour obtenir des donations pécuniaires pour la rénovation des bâtiments.
Attention aux oreilles ! La puissance sonore des milliers de criquets est impressionnante.
Au Wat That de Champassak situé sur le bord du Mékong dans le sud du Laos, les moines et les novices sont invités à partir récolter les offrandes dans les rues et ruelles du village par le son de cette drôle de cloche. Un novice frappe l’engin avec un bâton pour annoncer aux villageois le départ des moines.